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Comment ne pas aimer ces jolies filles de mai !
le titre évocateur aiguise l'envie d'en savoir plus
... je vous laisse apprécier ...

« Chaque mémoire vivante est comme un fil vers le passé qui se délie dans l’iris du conteur. Et comment quarante ans après ne pas embarquer sur le tapis volant des filles de mai ? Comment ne pas réécrire cet évènement ô combien célébré aujourd’hui, avec les lunettes neuves et encore imprécises de l’égalité hommes-femmes, sans parler de parité ? Car les femmes sont non seulement à l’origine mais aussi à la conclusion du vaste cycle des bouleversements et des transformations de la société comme de la famille, attribuées à tort ou à raison au marqueur de vie qu’est mai 68. »
Ces jolies filles de mai Paris, Jacob-Duvernet, page 21 ; source Wikipédia
Éric Donfu, sociologue, est président de DRS Dialogues et Relations Sociales, un atelier d’étude sur les transformations de la société contemporaine. Il est notamment l’auteur de Oh ! mamie
boom (Jacob-Duvernet, 2007) et de La leçon de Condorcet (écrit avec Joffre Dumazedier, L’harmattan, 1994)
Certaines ont « jeté leurs soutiens-gorge au feu » avec les féministes pour
se débarrasser de ce corset qui emprisonne le corps des femmes, défendu
la pilule et le droit à l’avortement, rompu avec les principes d’éducation de
leurs parents, fait peu ou pas d’enfants, inventé une nouvelle société en y
prenant le pouvoir. Quarante ans après, célibataires, mères ou grandsmères,
que sont devenues celles qui disaient : Ils peuvent couper toutes les fleurs,
ils n’empêcheront pas la venue du Printemps ? Ou même : Jouissez sans
entraves, vivez sans temps morts, baisez sans carotte ? Ces filles de mai,
habillées de mini-jupes courtes donnant une silhouette à la Paco Rabanne,
ou de fripes colorées à la mode hippies, apparaissent comme le symbole
éclatant d’un combat qui a changé la société en changeant la condition des
femmes.
L’auteur est allé à leur rencontre à l’occasion d’une étude sociologique exclusive
qui révèle que, tout en corrigeant parfois l’esprit de leur jeunesse, ces
femmes restent innovatrices pour elles-mêmes comme pour leurs proches.
Et si, en fait, mai 68 était la révolution des femmes ?
Mot de l'éditeur ; site de la FNAC